Communication et conférences

Vous êtes plus d’une centaine à nous avoir rejoins lors de nos conférences du 8 et 9 mai à Belfort et Besançon et nous tenons à vous remercier!

Interview France Bleu lors de notre conférence à la maison de l’environnement du Malsaucy à Belfort – Marlène fait une démo en kayak freestyle pendant que Nicolas explique au public

 

Plus de 100 personnes ont répondu présente et nous vous proposons de vous citer quelque questions/réponses que nous avons eu lors de nos conférences :

Un spectateur : « Vous avez tous les deux un sacré palmarès! C’est combien d’heure d’entrainement? » Nicolas : C’est entre 20 et 30 heures d’entraînements chacun par semaine (muscu, kayak, footing etc…). 

Un spectateur : « Pourquoi faire ce documentaire? » Marlène : Nous pagayons depuis des années pour nos compétitions aux quatre coins du monde. Plutôt que de pagayer à titre personnel nous avons voulu communiquer sur ces rivières magnifiques qui changent… Nous voulons agir pour protéger notre eau à notre échelle! 

Nicolas et Marlène au lac du Malsaucy

Un spectateur : « Qu’avez vous remarqué comme effets du changement climatiques au Chili? » Nicolas : En Patagonie nous avons rencontré des vignerons qui implantent des cépages au bord du rio Puelo. Un endroit qui était pourtant froid autrefois mais qui aujourd’hui, du fait du changement climatique, semblent propice à la culture du vin! Nous avons également rencontrer la CONAF responsable de la protection des forêts qui observe des plantes en manque d’eau chronique. Chose qui n’existait pas 5 ans auparavant. 

Un journaliste : «  Donc le réchauffement climatique vous le voyez à travers les sécheresses des rivières comme le Doubs? » Marlène : Oui mais pas seulement! Nous voyons également des crues de plus en plus violentes sur de très courtes périodes lors de fortes pluies. Le changement climatique se traduit par des variations du niveau de l’eau dans les rivières de façon de plus en plus extrêmes malheureusement… 

Un spectateur : « On est encore trop peu nombreux à faire attention à l’eau potable! Moi je réduis ma consommation d’eau en prenant des douches plus courtes et mes enfants le font aussi! Mais je pense qu’il faudrait encore plus de communication lors des périodes de sécheresses… » Nicolas : Il y a de la communication avec les arrêter préfectoraux, les articles de presse, les panneaux en Mairie etc… mais c’est vrai qu’il serait bien de ne pas attendre une crise pour communiquer sur l’eau et les solutions pour consommer moins!

Un spectateur : « On est d’accord avec vous, sur la beauté des rivières, les solutions que vous proposez pour protéger l’eau… mais c’est dommage c’est les autres qu’il faut convaincre! » 

Marlène et Nicolas : C’est vrai… à nous tous de communiquer sans faire culpabiliser et moraliser. Le défi est lancé agissons ensemble, communiquons sur nos rivières et notre eau essentielle qui reste tellement fragile… 

Conférences

Après une conférence privée à Toulouse organisée avec la société HYDROGEOTECHNIQUE nous serons en Franche-Comté début mai à l’occasion de deux conférences tout public sur notre documentaire en cours de réalisation : «  Rivières les sentinelles du réchauffement ». 

Nicolas et Marlène au cinéma Wilson à Toulouse

Conférence à Belfort – 8 mai

📢💧Venez nous rejoindre le 8 mai à la Maison Départementale de l’environnement du Malsaucy à 15h 🌎💦 Après une démo de freestyle sur le lac, nous parlerons kayak, rivières, écologie et économie d’eau!

sauvonsleau #agissons #ensemble

Conférence à Besançon – 9 mai

😉Pour ceux qui ne sont pas disponible à Belfort 📢 Nous vous donnons rendez-vous à Besançon le jeudi 9 mai à 18h30 – Rue Mégevand (Salle Courbet) pour une conférence ➡️« Rivières, sentinelles du changement climatique » 💧. Une conférence dans le cadre du festival Grandes Heures Nature organisé par le Grand Besançon. Nous vous parlerons de notre reportage et des changements que nous constatons sur les rivières à bord de nos kayaks! 🌍

On vous attend nombreux!


On embarque ensemble!

Vous êtes nombreux à nous soutenir pour ce documentaire et nous tenions à vous faire embarquer avec nous dans l’aventure d’une manière ou d’une autre! 

Alors vous voilà tous sur nos kayaks => 150 personnes 😉

Prêts pour les rivières de France et de Norvège
Un grand merci à vous tous pour votre soutien!

#3 Doubs – Une histoire d’eau

Retour en France, sur la rivière du Doubs. La petite crue de la semaine dernière redonne un souffle à la rivière. De l’eau coule dans les veines sinueuses et karstiques de cette magnifique région calcaire. Et pourtant la pluie n’a pas duré… Nous vous proposons de découvrir ce reportage de France 3 tourné lors de la sécheresse de novembre 2018.

Une sécheresse jamais égalée depuis plus de 100 ans…  1906 année record et si 2018 était une année de prise de conscience et de changements pas seulement climatiques mais aussi humains? 

« Celui qui verra cette inscription pleurera… » : une inscription écrite il y a plus de 100 ans, visible à nouveau en 2018 dans le lit du Doubs… Cette sécheresse a laissé des traces dans la rivière et dans les esprits… Une situation choc qui nous fait prendre conscience de la fragilité de notre environnement et des ressources en eau nécessaires à la vie… à notre vie! 

«  La France puise 5,5 milliards de mètres cubes d’eau par an. Chaque habitant consomme en moyenne 148 litres d’eau par jour. L’eau reste un juteux marché mais qui coule de moins en moins de source. »

Article France 3 – blog : Sécheresse 2018 : « Et si le Doubs disparaissait ?Publié par Isabelle Brunnarius


Plus de 140 litres d’eau par jour et par personne ! Vous vous rendez-compte? C’est juste énorme !!! 

Des solutions, des stratégies pour trouver, préserver, économiser ou encore stocker l’eau ? Vous avez des idées ? Collectivités, particuliers, certains n’ont pas attendu pour réagir.

Nous sommes tous responsables et tous acteurs de cet enjeu capital pour l’avenir. Il est temps d’agir … 

#5 Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

Les incendies sont récurants dans cette région : « il y a au moins un incendie par an ici » nous raconte Coco notre voisin Chilien.

Des incendies impressionnants qui se propagent vite dans cette nature sauvage… Nous avons eu malheureusement l’occasion d’assister à l’un d’eux début février 2019. Un câble électrique qui prend feu, une bouteille en verre qui fait loupe, une cigarette… L’origine de cet incendie est encore inconnue… Mais il faisait chaud… le thermomètre affichait plus de 35 degrés depuis 1 semaine. Le bois et les herbes étaient plus que secs. Le vent a fait le reste! Un brasier s’est étendu autour de la ville et s’est propagé dans la vallée. Les flammes sont venues léchées la route… Les hélicoptères munis de citernes et les pompiers ont travaillé jour et nuit pour venir à bout des flammes. Il a fallu 6 jours pour l’éteindre…

Le feu progresse le long de la route direction Futaleufu

Cette fois-ci le feu a été maitrisé et n’a pas touché de points vitaux tels que la ville ou la route (une seule route pour alimenter la ville en nourriture et gasoil). Pourtant le feu, en plus de détruire la biodiversité, altère considérablement la qualité de l’eau.

Arranayes : l’Arrayan fait parti des arbres  perennifoliés de la famille des myrtacées. Il prend racine sur les terres du Chili et de l’Argentine dans les régions des lacs.  

Les eaux d’extinction correspondent à un rejet ponctuel et limité dans le temps. Mais tout incendie conduit à l’émission de nombreux composés très divers. Ces éléments toxiques se mélangent à l’eau d’extinction et peuvent circuler et s’infiltrer dans le sol pour rejoindre les nappes et les cours d’eau. 

Marlène Devillez hydrogéologue

Le contrôle des feux de forêt est donc un enjeux important dans cette région de la Patagonie. Un travail de surveillance et de sensibilisation est réalisé par la Corporacion Nacional Forestal (CONAF).

Voici le témoignage du responsable technique de la CONAF de Futaleufú :

« Le dernier incendie très important et tragique date d’il y a cinquante ans. Ces incendies sont souvent dus à la main de l’homme : c’est une pratique ancienne et traditionnelle pour agrandir les surfaces cultivables. Ils sont normalement contrôlés. Mais la sécheresse les aggrave…  

La forêt prêt de Futaleufu

La population vient nous signaler des forêts très sèches. Ils sont inquiets des conséquences du changement climatique. C’est vrai que l’on voit beaucoup plus de plantes en stress hydrique qu’avant… Des petits ruisseaux autrefois en eau sont maintenant secs dans certains secteurs. On constate ponctuellement, dans nos forêts, des arbres qui sont en train de mourir à cause du manque d’eau. Ce sont les effets directs du changement climatique que nous constatons sur le terrain!

Le rio Futaleufu

Ici à Futaleufú on a malgré tout beaucoup d’eau grâce aux lacs et aux rivières. Nous avons des réserves naturelles mais c’est évident que dans quelques années avec le changement climatique il faudra réfléchir à une stratégie pour préserver l’eau. Des restrictions devront être mises en place… ».  

#4 Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

40 min à pied pour parvenir à la source qui alimente notre petite cabane au Chili! Une vrai mission sportive pour aller réparer l’arrivée d’eau potable à la source en passant par la forêt! 

Si tous le monde devait marcher au réservoir de sa ville pour ouvrir le robinet à chaque fois que sa citerne personnelle se vide, alors nous ferions sans doute plus attention à la quantité d’eau que nous utilisons! 

C’est peut-être une façon de sensibiliser! En tous cas voilà la vidéo de notre périple!

A méditer 🤗

#3 Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

Dans notre petite cabane où nous vivons, à plus de 30 km de la ville de Futaleufu, nous sommes alimentés par un minuscule point d’eau perdu dans la montagne. Nos trois voisins possèdent également une arrivée d’eau chacun, provenant de trois autres petits ruisseaux sur les hauteurs.

L’eau qui ruisselle est donc préservée de toute source de pollution. Mais cette ressource dépend des précipitations en majorité et des températures bien sur. 

L’absence de chemins, la végétation importante et les pentes raides rendent les cultures difficiles dans ce secteur. Seuls quelques vaches, cochons ou moutons ont le courage s’aventurer sur les hauteurs!

« Ces cinq dernières années nous avons noté des températures beaucoup plus élevées » nous raconte Mariann Saether, célèbre kayakiste qui vit depuis 10 ans ici.

« Ça fait trois ans que nous n’avons plus vraiment de saisons… Avant en hiver, les routes étaient coupées pendant une semaine à cause de la neige! Aujourd’hui il n’y a plus de neige dans la vallée… » nous raconte un berger. 

Malgré l’été qui est à son apogée l’eau coule toujours sur le Rio Futaleufu. Les ruisseaux aux alentours ruissellent malgré le thermomètre qui affiche 35 degrés plusieurs jours durant. Mais pour combien de temps? 

Quelles sont les solutions pour préserver la qualité de cette ressource face au développement croissant de cette région? Il y a-t-il d’autre réservoirs naturels en plus des sources et des Rio? Les nappes souterraines sont elles l’avenir de ce secteur? Ou faut-il miser sur les rétentions artificielles?


#2- Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

Parfois un dessin vos mieux que tous les mots! Alors nous vous proposons un voyage au cœur du carnet de Marlène : voici les rivières du Chili à l’aquarelle. 😉 

La région de « los lagos » en Patagonie avec ses volcans et ses lacs.
Nicolas sur le célèbre et exigeant rapide « Mariann » sur le Rio  Trancura à Pucón 
Le camping et ses « cabanas » à Pucón 

#1 – Kayak et rivières

L’un des objectifs de notre reportage est de vous faire découvrir les rivières que nous pagayons. La beauté de cette eau puissante et insaisissable. 

En cliquant sur la vidéo ci-dessous nous vous promettons une descente en kayak unique au cœur des rivières du Chili. Attention ça mouille et c’est magnifique! 

Pourquoi partir aux quatre coins du monde chaque année pour faire du kayak? Qu’est-ce que cela apporte réellement? Bien sur il y a l’effort physique le fait de traverser ces vagues, passer ces chutes puissantes. Pour cela il faut s’entraîner, être prêt physiquement et mentalement pour réussir la figure, la ligne parfaite que nous recherchons tant. 

Recherche de la perfection, du beau geste oui mais pas seulement. Et si tous ces entraînements, ces compétitions nous amenaient à autre chose? 

Nous apprenons à nous connaître nous-même ; dans l’entraînement, la douleur, les doutes, les victoires et les défaites.

Après plus de 20 ans de navigation le kayak nous à façonné. Il nous a amené le voyage, les découvertes, les rencontres improbables, celles qui font se sentir en vie, ces odeurs qui rendent ces moments uniques, ces situations qui nous rendent humbles et reconnaissants. 

Nous évoluons sur de rivières splendides : froides, chaudes, d’un bleu azur ou d’un brun sableux…

Rivières volumineuses et puissantes entourées de forêts, elles nous font trembler de peur et frissonner de plaisir.

Rivières qui serpentent, sinueuses et espiègles, elles nous font jouer au creux de leurs vagues et derrière leurs rochers… 

Dans un canyon, au fond d’une vallée, au détour d’une forêt, au creux d’un lac. L’eau est partout… promesse de vie et de poésie. Elle façonne nos paysages, nos vies et nos envies! A nous de protéger ce trésor.

C’est suite à ce raisonnement que nous avons décider de réaliser un documentaire sur les effets du changement climatique vu depuis la rivière.

Et vous nous avez soutenu alors merci! 

#1- Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

Le Chili un pays tout en longueur partant du Pérou et s’étirant jusqu’à la pointe Sud du continent Américain.

Un pays d’Amérique du Sud qui connaît un développement rapide et où les infrastructures modernes cotoient, parfois, des fermes du siècle dernier.

Au bord des rivières ou lors de nos navigations, nous sommes fascinés par la multitude d’oiseaux qui y vivent. Martin pécheur, « canards » noirs (spécialistes si vous avez le nom??), bécasseaux de Baird (petit oiseau gris) et autres Courlis Corlieu (oiseau fin avec un bec long recourbé) nous accompagnent lors de nos descentes de rivière. La vie aquatique semble également développée : les pêcheurs sont nombreux et remontent rapidement au bout de leur ligne truites et saumons de plus de 40 cm! 

La petite ville d’Hornopiren

Comment la faune et la flore s’adaptent au effet du changement climatique? Nous partirons à la rencontre des scientifiques et de l’office national des eaux et forêts (la CONAF) pour répondre à ces questions. 

Nicolas sur la rivière Trancara à Pucón 

Lorsque nous évoluons sur les rivières majestueuses du Chili, nous découvrons d’énormes vagues, des cascades de plus de 6 mètres, de l’eau azur que l’on boit depuis notre kayak! Difficile d’imaginer des rivières asséchées… Et pourtant les niveaux d’eau varient de plusieurs mètres selon les saisons.

Marlène sur le rio Fui au sud de Pucón 

Le changement climatique fait varier la température et les précipitations parfois de façon brutale dans certaines régions du Chili. Les locaux ont vu des changements importants, dont des périodes longues de faibles pluies, lors des 5 dernières années. 

La rivière peut représenter, dans certaines régions rurales, la seule ressource en eau disponible. Elle est ainsi utilisée pour boire mais également pour l’irigation des cultures et pour le bétail.

Le Rio Futaleufu

Et si  l’eau venait à manquer? Que privilégier? Comment trouver un équilibre entre l’économie agricole, vinicole et l’eau destinée à la consommation humaine?   

Par la rareté des points d’eau potable et l’absence de station de traitement la rivière et sa qualité représente un enjeux capital pour la vie quotidienne des gens.

Comment ces populations, en lien direct avec cet ecosystème, s’adaptent-t-elles au changement climatique?

L’industrie Chilienne du vin en pleine expansion ces dernières années est également pour nous une source de questionnement. Comment ce pays a-t-il réussi à implanter ses vignobles dans les régions froides de Patagonie?  Le changement climatique y est-il pour quelque chose? Quel intérêt économique? Et quel impact sur l’environement?

La région « los lagos »