#3 Le Chili ses rivières, ses habitants, ses vignobles.

Dans notre petite cabane où nous vivons, à plus de 30 km de la ville de Futaleufu, nous sommes alimentés par un minuscule point d’eau perdu dans la montagne. Nos trois voisins possèdent également une arrivée d’eau chacun, provenant de trois autres petits ruisseaux sur les hauteurs.

L’eau qui ruisselle est donc préservée de toute source de pollution. Mais cette ressource dépend des précipitations en majorité et des températures bien sur. 

L’absence de chemins, la végétation importante et les pentes raides rendent les cultures difficiles dans ce secteur. Seuls quelques vaches, cochons ou moutons ont le courage s’aventurer sur les hauteurs!

« Ces cinq dernières années nous avons noté des températures beaucoup plus élevées » nous raconte Mariann Saether, célèbre kayakiste qui vit depuis 10 ans ici.

« Ça fait trois ans que nous n’avons plus vraiment de saisons… Avant en hiver, les routes étaient coupées pendant une semaine à cause de la neige! Aujourd’hui il n’y a plus de neige dans la vallée… » nous raconte un berger. 

Malgré l’été qui est à son apogée l’eau coule toujours sur le Rio Futaleufu. Les ruisseaux aux alentours ruissellent malgré le thermomètre qui affiche 35 degrés plusieurs jours durant. Mais pour combien de temps? 

Quelles sont les solutions pour préserver la qualité de cette ressource face au développement croissant de cette région? Il y a-t-il d’autre réservoirs naturels en plus des sources et des Rio? Les nappes souterraines sont elles l’avenir de ce secteur? Ou faut-il miser sur les rétentions artificielles?


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